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09 février 2012

Après REGAL SAFARI t'auras plus faim !



Après avoir enfin réussi à m'évincer de la censure de notre rédac' en chef ; ouais j'vous cache pas, en plus d'être un goujat que c'est un vrai connard (en espérant qu'il ne relise pas mon article) ; je vous parle d'eux. REGAL SAFARI.

Alors, ils sont deux - Guy Etienne & Sean Galt -, ils viennent de Brighton (dans les United Kingdom t'as vu), et ils font de la bonne musique. Comme avec beaucoup d'artistes c'est difficile d'avoir plus d'infos précises.
Je les ai d'abord écouté pour leurs remix. Ils font partis de l'album de remix de Crystal Fighters sur Champion Sound. Rendre une musique déjà chouette, super chouette et (en plus) totalement planante c'est un petit exploit.

On peut désormais et cela depuis quelques mois trouver leurs remixes sur Bancamp sous le nom de REMIXES.

Bref, puis j'ai écouté leur EP : RGLSFR.
Une tuerie ! Un univers qui t'ouvre ses portes.
Je n'étais plus Hell avec son petit macbook sur les genoux mais une gamine qui joue avec plein de kaléidoscope. J'étais dans un autre monde où tout est beau et couleur arc-en-ciel avec la sensation de milliers de petits papillons dans le ventre (même pas besoin de drogues et toc !).


Light, le premier track de l'EP, est très doux.


Comme s'ils voulaient nous arracher à la violence et à l'ennui de notre journée (j'ai des tendances hippies, je le sais bien), ils nous posent sur un petit nuage de légèreté. Lake, la deuxième est plus énergique mais tout en restant très chillwave.

Ma préférée reste Only. L'équation parfaite d'Electronica : garder ce truc girly sur un rythme énergique-posé (c'est du néologisme raté). Only, qui plus est me fait un peu penser (j'vais me faire gronder, mais je le dis quand-même) à l'esprit décalé du glitch (voire même de l'abstract).



À la suite, écoutez le très bon remix d'Only fait par Sun Glitters.



Je vous conseille d'écouter cette petite merveille et pourquoi pas de l'acheter ici (ce n'est que 5£.. Alors au lieu de faire un don aux faux remplaçant de megaupload, mieux vaut investir dans un bel espoir musical).

Bonne découverte mes petits loups
Hell



02 février 2012

heRobust et ses cadeaux qui font zizir !

Aujourd'hui plus que jamais, le téléchargement illégal est menacé. Entre la fermeture du service mondialement connu MegaUpload par le FBI pour des raisons douteuses et alambiquées, et l'ACTA, une loi plus ou moins mondiale qui vise à lutter contre la contrefaçon, dont le downloading exagéré de contenu "piraté", trouver de la bonne musique à télécharger est en passe de devenir un véritable parcours du combattant.

Je ne rentrerai pas dans les détails obscurs de ce bordel sans nom auquel le web est confronté, malgré le fait que j'en sois capable et surtout que cette cause me tient à coeur. L'accès à la culture pour tous est une utopie qui s'éloigne de plus en plus des sphères de l'accessible, mais ce n'est pas le sujet de ce papier.

De l'espoir qui vient de ceux qui buzzent le moins.

En effet, cette article est positif. Un article positif écrit par un désabusé de la tournure actuelle que prend le web, certes, mais un article positif quand-même. Parce que de l'espoir il y en a, et le meilleur endroit pour en trouver est le monde de la musique, qui n'a jamais été aussi abondant en qualité.

Alors non, ne placez pas votre foi en Lana Del Rey, je ne m'y risquerais pas, vu la médiocrité de son album sorti il y a quelques jours, et surtout le poids de ses lèvres, qui devrait bientôt l'empêcher de pouvoir ouvrir suffisamment la bouche pour lâcher une note quelconque sans qu'elle ne meurt d'épuisement.

Lanal Del Raie

Il y a partout, les plus débrouillards d'entre vous le savent, des artistes signés sur de petits labels, qui proposent très régulièrement des projets gratuits sur Bandcamp. Le principe global est simple, vous entrez le prix que vous voulez mettre (vous pouvez mettre 0 euros ou 5 milliards, à vous de voir...) ainsi qu'en général votre adresse email, et vous recevez dans la minute le projet à télécharger dans votre boite de réception. De quoi vous faire une belle audiothèque numérique. C'est ça, le téléchargement légal de demain.

heRobust, un héRo du web libre ?

Tout ça pour vous dire, après cette introduction mille fois trop longue, et je ne m'en excuse pas, qu'hier, heRobust du label Saturate! (dont on a parlé ici) a sorti un double album de 8 morceaux chacun, et cela complètement gratuit.

Inutile de vous dire, d'une part que ça fait franchement plaisir, parce que ce genre de démarches se multiplie chez les petits artistes dans ce genre, et d'autre part que c'en est encore plus bandant que le LP proposé soit proposé par un des artistes les plus prometteurs de la scène Hip-Hop Électronique actuelle.

En 2x8=16 pistes, l'américain venant d'Atlanta persiste et signe dans son registre vidéoludique, à l'image de son premier album "Albumin", voyage cosmique dans un espace pixelisé empreint de beats et de sonorités rétro-futuristes.

Dur de ne pas faire le rapprochement entre le style et l'excellence d'heRobust et  les qualités de son homologue Groudislava après avoir écouté (dans l'ordre s'il vous plaît) "Late Night" et "Morning After". Alors faites vous plaisir, et téléchargez ça sans aucune retenue, c'est vraiment gratuit.




Très bonne écoute sur TMDB.

Par Darius.

27 octobre 2011

The Doppelgangaz


"Doppelgänger est un mot d'origine allemande signifiant « sosie », employé dans le domaine du paranormal pour désigner le double fantomatique d'une personne vivante, le plus souvent un jumeau maléfique"

Voilà qui répond aux interrogations sur le nom de ce groupe qui a été une des grosses découvertes de cette été (God Bless Youtube). Vous vous en doutez, ils sont deux MCs originaires de New York, un blanc, un noir, si c'est pas beau ça. Cependant il semble difficile de dire qui est le plus maléfique des deux.

Autant vous affilier au gang de suite :



Ce titre est issu de leur deuxième album, "Lone Sharks", paru récemment et qui est pour moi surement une des meilleurs galettes sorties "du dessous de la terre" en 2011. Il est sorti sur le label Groggy Pack, et est produit par l'un des deux MCs, EP.

On retrouve tout au long de l'album ces instrus entêtantes qui amènent à coup de sample de jazz et de caisse lourde, une atmosphère sombre... Dans leur son, j'entend un certain grain qui m'est cher, et qui faisait ma joie au début du groupe La Rumeur. Cette petite mélodie qui pousse au crime...


Vous remarquerez qu'il n'est pas aisé de rapper sous une cape noir sans être ridicule. Je ne sais pas s'ils y arrivent. Cependant, cela ajoute certainement à l'ambiance des clips tournés pour illustrer les titres les plus évocateurs du disque.

Une petite dernière saveur, si vous n’êtes toujours pas convaincus...


PS: Leur premier disque est en téléchargement légal ici. (Et je le trouve quasiment meilleur que le second, mais bon, je peux pas faire deux chroniques...)

Par Boubou.

13 octobre 2011

Joe Goddard - Gabriel

Le percussionniste, chanteur de Hot Chip et co-fondateur du label Greco-Roman Joe Goddard a sortit un petit EP fin aout, intitulé "Gabriel". L'artwork de la pochette représente parfaitement l'EP : douceur et sonorités pastels. La qualité des productions de Joe est à croquer !

Toute les pistes s'écoutent avec une facilité déconcertante, tout en étant très élaborées. Parfois lointaines, mystérieuses, calmes ou décalées, les voix sont très travaillées sur toutes les pistes de l'EP.

"All I Know" est une ballade magique où les sonorités de la mélodie vous font tout simplement rêver. Je suis scotché par la qualité de cette piste qui fait beaucoup penser a du Hot Chip, et sur laquelle je ne trouve rien à redire. Écoutez-la !



La piste "Gabriel" est un featuring avec Valentina, qui en fait pose juste sa voix sur le son. Ce morceau est beaucoup plus House que le précédent. La vidéo officielle est juste parfaite et psychédélique à souhait. Un gros coup de coeur.



La version dub quant à elle est juste trop stylée. Super psychédélique et assez dark tout en restant dansante. Ce qui est une combinaison assez étrange mais très réussie.



"Jump" est une chanson très Tech-House. Elle part de façon très soft pour finir en apothéose avec des sonorités de plus en plus hors du commun. Un son très original.



À plus tard !

Par Peruche.

10 octobre 2011

Old School Session #2 : Sound Providers

'Paraît qu'il faut contextualiser, alors voilà, les Sound Providers c'est ça !

Mais celle là, on la connait, alors autant mettre en avant le "Looking Backwards 2001-1998", sortit en 2006 qui retrace les différentes prods du groupe avant la sortie de leur 1er album.

Et l'histoire veut qu'avant qu'il n'enregistre "An Evening With", le groupe (Composé de Soulo et Jason Skillz) disposait d'un second MC : Profile.

Et force est de constater que le Profile, c'est un MC putain de smooth, et dans un groupe jazzy. Résultat, ça paye.

Assez parlé, place à l'action :





À la prochaine pour plus de vieilleries !

Par Manny.

07 octobre 2011

Azari and III

Ca y est c'est l'heure de la rentrée. (Tardive, mais c'est la faute de Darius !) Ca fait plaisir de revenir blogger par ici. Durant les vacances mes charmants collège de TMDB m'ont fait remarquer que j'aimais beaucoup un style de musique qu'ils qualifient de "Gay Friendly". Ne vous méprenez pas ce n'est pas du tout péjoratif, et comme je trouve le terme plutôt funky fresh, je l'adopte.

Je vous fais profiter de ma dernière découverte Gay Friendly : Azari and III, un groupe sympa signé sur Turbo Records, le label de Tiga. Leur album éponyme est sorti durant l'été, et commence a bien tourner sur le net, et à juste titre.

Une belle voix langoureuse et Pop sur des mélodies entremêlant House et Nu-Disco sur "Into the Night" et "Manic" qui sont deux gros tubes de l'album.



J'apprécie les très bonnes prods des instrus aux accents un peu Deep House de "Indigo" et "Lost in Time". Même si ça en est très éloigné, je trouve qu'il y a une forte influence de Michael Jackson dans ces morceaux et en particulier dans les voix.



"Change of Heart" possède une intro Électro un peu trop longue selon moi, mais la suite est beaucoup plus Nu-Disco et vraiment extra. Celle là risque de passer en boucle chez beaucoup de monde. On retrouve aussi ces très bonnes mélodies Disco sur "Reckless (With Your Love)".



Cet album mélange à la perfection et avec une grande facilité différents style musicaux. Personnellement, c'est un de mes albums de l'été. Il s'écoute avec autant de facilité pour chiller que pour faire la teuf. D'ailleurs, si c'est vraiment pour faire la teuf, je vous recommande les très bons remixes qui ont été fait sur le single "Manic", en particulier celui de Borderline.



Bonne écoute sur TMDB !

Par Peruche.

25 juillet 2011

Jnyce - Boom Bap d'Outretombe !

Avis aux amateurs de bonnes instrus bien darks et des contes de la cryptes, TMDB vous présente aujourd'hui Jnyce !

Ce producteur canadien est affilié au groupe Psych Ward, qui officie dans l'Horror-Core comme diront certains, ou dans le Rap gore et bourrin comme diront d'autres. Dans tous les cas je trouve ce groupe relativement moyen, puisque je n'accroche pas aux styles des MCs, et je ne vous en parlerai donc pas ici . En revanche, il convient de s'attarder un peu sur leur producteur.

Voici déjà deux petits sons, issus de son premier opus "Vaults Of Horror", pour vous mettre dans l'ambiance du type, un brin glaciale, comme vous pouvez le voir sur ses pochettes... (Le sample du second extrait devrait vous rappeler quelque chose...)





Alors oui, les beats sont dans l'ensemble assez simplistes dans leur composition, mais le découpage et l'utilisation des samples est bien souvent très réussi. C'est propre et efficace, ça fait bouger la tête, bref, on aime.

Si je vous parle aujourd'hui de Jnyce, c'est qu'après avoir sorti le premier volet de ses "Vaults Of Horror", puis dans un second temps les deuxième et troisième opus, il s'apprête aujourd'hui à sortir le quatrième et le cinquième. C'est toujours sympa d'avoir double rations !

Voici donc quelques extraits pour vous mettre le sang à la bouche :





Ca sort le 5 août et ça risque d'être mignon ! Enjoy !

Par Boubou aka Bloody Boobsy.

04 juillet 2011

Elmatic ou comment revoir un classic du Hip Hop !

C'est pas noël mais je vous fais un petit cadeau. Du gratuit et du bon pour vos oreilles ! Le rappeur Elzhi, qui a rejoint tardivement le groupe mythique Slum Village, nous offre une mixtape un peu particulière.

Je m'explique, à l'heure où le retour aux sources du Hip Hop commence à sérieusement payer, (pour mon plus grand bonheur) nombre de rappeurs reviennent avec du bon vieux Boom Bap des familles.

Et ici, c'est encore mieux puisque cette mixtape reprend trait pour trait l'un des albums les plus classiques du Rap : "Illmatic", du street poet Nasty Nas.

"Elmatic" n'est cependant pas une simple copie, que l'on ne s'y trompe pas. Si Elzhi va jusqu'à refaire les intros des morceaux en reprenant les gimmicks et les flows du rappeur de Queensbridge, cette tape reste un instant de fraîcheur (tchhh') intense. Et ce grâce à la participation de Will Sessions, un groupe de musiciens (issus de Detroit eux aussi), qui rejouent à leur façon les instrus mythiques de cette album. Mention spéciale pour "Halftime" et "Detroit State Of Mind".





Et juste au dessus, "It Ain't Hard To Tell", qui devrait finir de vous convaincre de cliquer ici pour choper gratuitement cette petite tape, bande de veinards.

Par Boubou aka Nasty Boobsy.

28 juin 2011

Walter Mecca - Funk Psyché sauce Frenchy

Une fois n'est pas coutume, je ne vous balance pas de gros son du hood, pas de mecs qui braillent sur fond de bruits de flingues. Ca serait plutôt le Funk Pyschédélique qui est à l'honneur aujourd'hui.

Je vous présente donc Walter Mecca qui représente la Banlieue Sud de la capitale (si si), et qui a sorti en 2010 son EP, Tonnerre. Alors oui je suis en retard, mais il n'est jamais trop tard pour découvrir un artiste. D'autant plus que celui ci n'a pas eu comme qui dirait le buzz qu'il mérite !

Je le laisse se présenter lui même au travers de cette petite vidéo, réalisée pour la sortie du EP et qui vous donnera un aperçu de son délire assez barré.


Il n'y a pas à dire ce mec a du talent, sa musique sent fortement la weed et nous transporte rapidement dans son univers, qui comme vous pouvez le constater, est tout à fait tripé. Ca m'a fait penser à du Kool Keith sous acide. Le type lache des chants vaudous et des p'tites phases rappées sur ses beats Funk et franchement c'est rafraîchissant.





Je vous enjoins donc à me rejoindre pour chiller comme des batards sur ce son, ma foi bien sympathique. La bise.

Par Boubou aka Funky Boobsy.

20 juin 2011

Old School Session #1 : MC Jewel

En plus de ma chronique Hip Hop FR, voilà les Old School Sessions, des petites découvertes à l'ancienne, à coté desquelles vous avez pu passer... On commence cette série de décoffrage de bonne vieille tuerie avec un petit bijou : MC Jewel.

Aussi fort qu'inconnu, le maxi ci-dessous est produit par DJ Screen à qui l'on doit quelques perles de l'underground West-Coast. MC Jewel rappelle ici que la technique d'un MC n'a pas d'âge et que Shyheim n'était pas le seul minot des 90's à savoir débiter. Les deux sons ont été mis sur Youtube récemment, (et ont un nombre de visionnages encore scandaleux) alors saluons l'effort.

Amateurs de flows souples sur des riffs bien à l'ancienne, préparez-vous à faire tourner aux copains : 

Reflection Of Perfection :



I'm A Poet :



Par Manny.

23 mai 2011

Racionais MCs - O Homem Na Estrada

De retour d'un voyage dans un pays lusophone d'Amérique Latine, je ne vous ai pas oublié mes chers amis !

En effet je rentre avec plein de bons sons et de petites découvertes plaisantes. Et ici une de mes préférées, le groupe de rap Racionais MCs, originaire de Sao Paulo et fondé en 88. (Ca blague pas !) Il est composé de "three MCs and one DJ" (Mano Brown, Ice Blue, Edy Rock and DJ KL Jay). Ils abordent depuis maintenant 15 ans les problèmes sociaux et la vie quotidienne des favelados. Ils ont toujours gardé cet axe Rap conscient et ils bénéficient d'une grande reconnaissance de la part des Brésiliens.

Leur buzz n'est plus à faire chez eux, mais il est certain que leurs notoriété en France est assez restreinte. Donc je me fais un plaisir de vous partager cette découverte !

Le son que j'ai choisi pour vous les présenter est "O Homem Na Estrada" (littéralement, un homme sur la route), qui, bien que je ne comprenne pas le portugais, m'est apparu comme un véritable hymne de 8 minutes.

Je l'ai aussi choisie car je l'ai écoutée sur une compil' "Brazil1 Escadinha Fazendo Justiça Com As Própria" achetée dans une petite échoppe d'un marché de Rio, ou le vendeur m'a expliqué que tous les textes de cette compilation avaient été écrit en prison par un boss du gang Comando Vermelho. (Un ancien gang qui mélangeait des marxistes-révolutionnaires à des gangsters...) Bref, ça sent le vécu à plein nez...

Enfin, ce son reprend un sample d'un autre artiste brésilien que j'ai découvert : Tim Maia, qui pourrait être l'alter ego lusophone d'Al Green. (Du lourd quoi !)

Enjoy !





Par Boubou aka O Cunhado.

28 avril 2011

Du Metal dans tes oreilles avec Bill & Vinnie !

Braaaaap… levez vos flingues en l’air et commencez un moshpit, voila les Heavy Metal Kings. Non, je ne me suis pas reconverti dans la critique d’album de Death Metal, il s’agit bien d’un album de Rap  (Qui tape fort quand même !)

Cet album sorti sur le label Enemy Soil, et qui va surement gagner le prix du plus beau cover de l’année grâce à son esthétique et sa subtilité, est le fruit de la combinaison de deux MCs : Ill Bill & Vinnie Paz.

Les deux ont représenté pendant longtemps des références dans le milieu underground hardcore avec leurs groupes respectifs, Non Phixion & Jedi Mind Tricks. Vinnie Paz, originaire de Philadelphie, est aussi à l’origine du collectif Army Of The Pharaohs. Ill Bill quant à lui, est à l'origine avec les ex-House Of Pain du collectif La Coka Nostra.

On ne les avait pas vu en forme comme ça depuis un certain temps et franchement, ça fait plaisir. L’album solo de Vinnie Paz, "Season Of The Assassin", m’avait un peu laissé sur ma faim, et le dernier album d’Ill Bill avec Dj Muggs, "Kill Devil Hills", aussi. (Y’a aussi des bons trucs dedans, 'faut pas cracher comme ça).

On avait eu un avant gout de la combinaison des deux MCs avec un premier morceau "Heavy Metal Kings", sorti sur l’album de Jedi Mind Tricks "Servants in Heaven, Kings in Hell" qui avait marqué les esprits et a surement fais germer l’idée d’un album collaboratif entre les deux compères.



L’album est donc une très bonne surprise, il évite l’écueil facile mais souvent dégueulasse de la fusion Rap/Metal, et offre une multitude d’ambiances. (Qui restent noires et sombres, il faut bien l’avouer) Avec la participation de plusieurs beatmakers parmi lesquels figurent : Dj Muggs, Sicknature, C-Lance (qui envoie du gros bouzin) et Ill Bill lui-même.

Les deux MC ont un style très différent pour ceux qui ne les connaîtrait pas, et la combinaison donne un résultat bien sympathique. Vinnie Paz c’est un peu comme un boucher avec un micro, voix rauque et punchline de sauvage. Ill Bill, lui, est certainement plus technique et plus subtil, mais reste bien bourrin dans ses textes.



En effet, bien qu’il ne s’agisse pas d’un album de Heavy Metal, les thèmes abordés dans les textes sont assez proches de ce qu’on peut retrouver chez des groupes comme Slayer ou Anthrax. Ca parle essentiellement de flingues, de complots gouvernementaux, de divinités islamiques et de tueurs en séries. Bref, tout ce qu’on aime chez les américains.

Coté featurings, c’est assez réussi, on retrouve les collaborateurs habituels des deux rappeurs issu de leurs différents groupes et collectifs. (Reef The Lost Cause, Planetary, Slaine, Q Unique, Sabac Red) Mention spéciale pour les morceaux "Impaled Nazarene", "The Vice Of Killing" et "Terror Network" qui sont de la pure boucherie chevaline. En revanche, je mettrais un petit bémol sur les productions de DJ Muggs, qui franchement nous avait habitués à mieux. 

En tout cas, si vous voulez du son pour headbanger comme un sauvage et imiter des bruits de pistolets automatiques, cet album et fait pour vous. (Et pour moi...)



Par Boubou aka Metal Boobsy.

05 avril 2011

Action Bronson, un gros roux qui vous veut du bien...

Alors là, gros coup de coeur !

Et en effet, il est gros et il est roux. (bref tout à fait mon genre d'homme) Voilà Action Bronson aka Bronsolinio, rappeur originaire du Queens. Grosse révélation de 2011, après la sortie de son EP "The Program", il nous offre son album "Dr. Lecter" qui sort sur le label Fine Fabric Delegates.

On pourrait croire à du Horror Core avec un titre et une pochette pareil, mais détrompez-vous ! Le MC délivre ici du pur Rap Boom Bap à l'ancienne, avec un vrai style new yorkais bien cradingue comme on aime. Comprenez-moi, ce mec est quasiment le croisement entre Ghostface Killah et Big Pun dans sa manière de rapper, et il kick sévère sur des boucles de Soul et des bon vieux breaks Old School.

Parfois la ressemblance avec le Ghost du Wu Tang Clan est même troublante (autant dans la voix que dans le style chapeau en moumoute), mais le petit gros apporte vraiment sa touche avec son flow occasionnellement très rapide et saccadé.

Les morceaux sont assez courts et les textes s'enchainent les uns après les autres, avec peu de refrains, ce qui donne une impression de spontanéité très agréable. Certains titres comme "Get off my P.P.", "Shiraz" ou encore "Suede" sont tout simplement des tueries, et même quand il invite ses potes à prendre le micro (inévitable dans le Hip Hop mais souvent problématique) c'est réussi.

Les beats sont variés, et proposent différentes ambiances que le rappeur s'approprie à merveille. Il glisse entre des instrus Jazz, SoulRock et même Reggae sur le morceau "Jerk Chicken", qui est un de mes préféré du disque.

Cette album est donc certainement une des très bonne surprise de 2011, et je vous le recommande vivement mes chers amis. 

À noter aussi, la sortie prochaine d'un album commun avec Statik Selektah... À mon avis on va réentendre parler de ce mec d'ici peu... 

Wesh TMDBraaaaaaap braaaaap !





Par Boubou.

29 mars 2011

Petit voyage onirique avec les Cunninlynguists...

Avis aux amateurs de Hip Hop (mais pas que...), les Cunninlynguists ont sorti ce mois-ci leurs 5ème album. Intitulé "Oneirology", celui-ci fait bien évidemment référence au monde fantasmagorique des rêves, qui ne semble pas toujours rose...

Pour les ignares, les Cunninlynguists ne sont pas des machines spécialisées dans l’administration de plaisirs buccaux, mais bien un groupe de Hip Hop issue (une fois n’est pas coutume) de la terre du poulet frit, le Kentucky.

Le groupe est composé de deux rappeurs, Deacon the Villain et Natti (qui remplace Mr. SOS présent sur le second album), et d’un MC/beatmaker des plus talentueux, Kno. Celui-ci a assuré depuis leur premier album, "Will Rap For Food" en 2001, la quasi-intégralité des productions du groupe.

Ce groupe a sans aucun doute un style musical à part entière dans le Hip Hop US, proche de l’Abstract, du Trip Hop ou encore d’une certaine forme de Pop. On est donc bien loin des clichés "mon médaillon touche à mon penis" et autres âneries de gangsters défoncés au sirop codéiné.

Cet album est avant tout un album sombre, volontairement planant et mélancolique, dans la lignée de l’album solo "Death is Silent" de leur génial producteur, sorti en 2010. Entre les mélodies légères, les nappes de basses et les voix des refrains (samplées ou non), les tracks nous emmènent une à une dans un univers bien particulier, à l’image du morceau "Embers".


On parle de rêve dans cette album, mais on n’oublit pas la part de cauchemar, les textes des MCs étant tournés vers le coté obscure. Niveau flow, les rappeurs du Kentucky restent fidèles à leur style, lent, parfois à la limite du spoken word, en totale adéquation avec les productions.

On retrouve plusieurs featurings, notamment avec Tonedeff sur le morceau très reussi "Enemies With Benefit" ou encore avec la chanteuse Anna Wise (du groupe Sonnymoon), qui apporte à l’ambiance onirique de cette album par sa voix posée sur deux morceaux.

Cet album, sans être une révolution, est en tout cas une véritable évolution dans la carrière du groupe qui développe son style et continue à construire un univers original et poétique, en lien avec leur beatmaker.

Cependant l’enchainement de refrains chantés sur les morceaux aux sonorités Pop ou Trip Hop laissera inévitablement froids les ayatollahs du Hip Hop Hardcore, et les nostalgiques de leurs premiers albums se retrouveront surement moins dans cette ambiance.



Dans tous les cas, ils seront en concert à Paris le 6 Avril au Point Ephémère. J’espère pouvoir vous faire une review sur ce show qui s’annonce sacrément bon. (vous pourrez me retrouver sous le bar pour ceux qui viennent!)

Gros Haut à Darius et la clique This Music Don't Buzz et longue vie à cette merde !

Par Boubou.

16 mars 2011

Électro-Pop frenchy de l'espace : The Big Crunch Theory !

Le label Versatile dirigé par le farfelu Gilbert Cohen et signant des artistes comme Zombie Zombie (qui d'ailleurs avait déjà fait l'objet d'un petit article ici), I:Cube ou encore Château Flight a sorti en janvier dernier son nouveau projet : The Big Crunch Theory.

Cette création commença par la rencontre entre Gilb'R (nom d'artiste du boss) et la suédoise bien barrée qu'est Lisa Li-Lund. Tous deux fascinés par les univers parallèles, Lisa est une jeune femme à la voix d'alien, s'inspirant autant des performances de Sun Ra, grand prêcheur de la "philosophie cosmique", que d'une Folk timide portée par une guitare et un synthé. Quant à Gilb'R, c'est un véritable givré qui aime sortir des comètes darks et psychés de son ordi.

Ce duo détonnant s'est enfermé dans les studios après l'enregistrement du single de Quixote, "Before I Started To Dance", pour laisser s'accomplir leur union naissante, ce qui donna le superbe album inaugural "1992".

Avant cela, les connaisseurs ont tout de même eu droit à un avant goût avec l'EP "What To Say" où les remixes de Roman Flügel (Alter Ego) et DJ Koze confirment la réussite de l'expérience du label, et la qualité musicale qui peut s'exprimer à travers ce binôme franco-suédois plutôt concluant...





"1992" est comme un long voyage cosmique où se percutent d'étranges astéroïdes, et avec de belles rencontres comme en témoignent les featurings avec Etienne Jaumet (Zombie Zombie) ou encore  Quentin "Q." Rollet qui utilise son saxophone alto pour dénicher des sons plus surprenants les uns que les autres. Les deux artistes deviennent alors la parfaite dream team du cosmonaute.

L'album est un nouvel univers Électro encore frais et innocent, où les titres très Pop comme "Arrows" sont éclipsés par des nappes de son plus sombre, bien représentées par "Q's Cloud". Le résultat : 40 minutes de sonorités bien planantes !

Parlons du premier single, "Arrows"... Celui-ci présente une jolie Pop, légère, avec un petit synthé en toile de fond pour un effet acidulé. L'adorable mélodie allie le chant délicatement expressif de notre alien et la science rythmique du rescapé de la French Touch, ainsi que ses climats étoilés. (Gilb'R est reconnu pour son goût de l'Expérimental)



Le clip très doux frôle de (trop) près le kitsch, mais cela lui donne un goût enfantin qui fait presque naître un sourire niais sur les lèvres. Les grands yeux brillants de Lisa Li-Lund habillée en jupon ainsi que les couleurs "spatiales" (pour ne pas dire "spéciales") donnent tout de suite le ton, pas besoin de flèche (Ahah ! "Arrows"... Flèche... La vanne de l'année, non ?), on est dans le girly pur et simple !
Je vous conseille vivement de ne pas vous arrêter à l'écoute de cet extrait et de vous fader l'intégralité de l'album. Vous méritez bien un petit voyage dans les étoiles !

Bonne écoute sur This Music Don't Buzz !


Par Hell.


24 février 2011

Teebs [Analogue, Abstrakt Hip Hop, Ambient, Chill-Out]

Il y a à peu près un mois je vous avais rapidement parlé de Teebs à travers une vidéo illustrant un de ses sons en duo avec Jackhigh, intitulé "Rains", que vous pouvez retrouver ici.

Il est temps de vous expliquer un peu plus pourquoi ce type est un de mes artistes favoris, et aussi quelles sont les raisons qui font de son album "Ardour" l'une des meilleures sorties de 2010.

À l'origine, avant d'être producteur, Teebs était skateborder. Après une sale chute, pendant sa convalescence, celui-ci s'est concentré sur une autre de ses passions : la musique. Du coup, en plus de rentrer en tant que graphiste (notre ami est grapheur très doué) sur Brainfeeder, le label de Flying Lotus, celui-ci en est aussi devenu l'un des DJs.

Tout cela permet à Teebs de sortir en 2009 deux premier morceaux sur la première compilation du label, CD dont il a d'ailleurs designé la pochette en déclinant le logo officiel de Brainfeeder (à l'origine créé par Ques, graphiste français travaillant lui aussi pour le label) à sa sauce. Parmi ses deux pistes, "WLTA", la première ébauche du fameux style de notre beatmaker.

 

Puis il sort en 2010 le disque "The Tropics EP", en collaboration avec le producteur anglais Jackhigh, signé sur Svetlana Industries, un label d'Abstrakt Hip Hop serbe. Sur cet album, les styles des deux DJs se mélangent et permettent des titres tout en volupté comme "Rains" ou encore l'excellente "Comes To Mind".



Fin 2010 débarque enfin "Ardour", le bébé de Teebs, un album solo maitrisé de bout en bout. Chaque moceau est un cadeau de profondeur et de finesse, comme en témoigne l'aérien "Bern Rhythm". (Ici la "Codeine Version", à savoir le morceau original ralenti)



Ce qui fait la force de la galette, c'est cette cohérence parfaite à travers un style nouveau dans le genre musical déjà très récent qu'est l'Analogue. À travers ses sons, le beatmaker nous fait traverser les époques, les saisons, le temps... Que ce soit sur le beat décalé de "Humming Bird", sur la voix d'ange de Gaby Hernandez sur "Long Distance" ou encore sur la sublime mélancolie dégagée par "My Whole Life".


 

À coté de cet album sont sortis tout début 2011 des B-Sides d'Ardour, et un disque qui regroupe les morceaux produits par Teebs en 2009. Deux CDs qui viennent complèter l'oeuvre actuelle de Teebs, que je vous conseille sincèrement d'écouter entièrement.

Je vous laisse avec ce petit bonus issue des Out-Takes de l'album, et vous souhaite une bonne écoute sur This Music Don't Buzz.



Par Darius.

08 février 2011

She Wants Revenge [Électro-Rock, New Wave, Cold Wave]

Pour aujourd'hui, voici un groupe californien aux tendances Électro-Rock : She Wants Revenge. Outre leur nom, leurs paroles sont aussi fortement tournées vers la gente féminine. Le duo compte actuellement deux albums et deux EPs à son actif, tous sur le label Perfect Kiss, qui possède un nom parfaitement adapté à l’univers musical de ce duo visiblement très intéressés et inspirés par les femmes.


En 2006 sort leur premier album éponyme qui, je tiens à le préciser, est très peu électronique par rapport aux productions postérieures du groupe. Cela ne l’empêche en rien d’être magistral, surtout pour un premier album. Allez hop, fini de tourner en rond, on insère le disque dans le lecteur, c'est parti !
 
"Red Flags and Long Nights" ouvre le bal avec une intro longue et sombre. La voix du chanteur colle superbement bien au son, comme sur tout l'album d'ailleurs. Il y a une vraie fusion entre le chant et la musique, chaque chanson raconte sa propre histoire : une vie qui s'écroule pleine de remords sur "These Things" ; Un flirt magique guidé par la musique et les lumières d'une soirée inoubliable sur "Out of Control". Le combo Guitare/Basse/Boîte à rythme fonctionne à merveille autant sur l'énergique "I Don't Want to Fall in Love" que sur l'aérienne "Us" et la somptueuse "Someone Must Get Hurt". On termine l'écoute avec la belle ballade "She Loves Me She Loves Me Not". Un excellent album qui s'avale d'un coup sec, avec une cohésion remarquable et des arrangements particulièrement réussis.



On passe a la suite en zappant 2007 et 2008 avec "This Is Forever" et l'Ep "Your Soul", puisque le second EP intitulé "Up and Down" est vachement plus intéressant et diverge des autres productions du groupe. Pour le coup on rentre à fond les ballons dans l'Électro-Rock, avec des lignes de basses plus que kiffantes et parfaites pour mettre une grosse ambiance en soirée. Dire que cet EP va vous faire jouir est complètement adapté a la situation. C'est simple et efficace, même si ça ne révolutionne pas la musique. Par contre vous risquez fortement d'être pris de crise de danse endiablée, et d'envie de chantonner à tout vas les refrains percutants de ce disque et leurs paroles fraîchement sorties de la chambre à coucher. 
 
Des préliminaires en bonne et dûe forme sur "Your Love". Un chant beaucoup plus instinctif, une guitare très effacée, malgré son intervention remarquable avec un solo sorti de nullepart, et vous obtenez "All Wound Up" . Une douce intro au clavier pour la piste suivante, mais ce n'est que pour mieux reprendre dans le vif du sujet avec "Animal Attraction". Après avoir jouit une dernière fois sur "A Little Bit Harder Now" on a le droit à un repos bien mérité sur "Love me" et ses 4 minutes 15 d'instru douce, calme et sensuelle.

Un EP qui a une forme musicale très proche d'un rapport sexuel pour un duo qui tire son inspiration des relations avec les femmes (et pas que sexuelles). Comme quoi même dans l'Électro on arrive à faire des chansons avec son ressenti quotidien. Pas une grande révolution dans le style mais une maîtrise musicale excellente et sans fautes de goûts.



À écouter d'urgence si vous aimez : Giorgio Moroder, Joy division, David Bowie, Pulp...

Par Peruche.